Liberté d'installation en danger ! L'avis de l'ANEMF.
Bonsoir à tous,
Une suite de 3 post pour mettre à plat le sujet
CONTEXTE :
Le premier fait d'actualité remonte au début de la semaine dernière, lorsque le président de la l'UNCAM (Union Nationale des Caisses d'Assurance Maladie) jette un pavé dans la mare en critiquant ouvertement les conditions d'installations des médecins libéraux trop permissives à son goût. Il mettait l'accent les aides à l'installation, qui selon lui ne marchent pas et demande à passer à la vitesse supérieure pour améliorer l'offre de soin dans les zones sous médicalisées. Ses propos sont vivements critiqués par les syndicats de libéraux comme la CSMF ou MG France. Dans un même temps l'ISNIH et l'ISNAR-IMG (internes de spé et de MG) s'associent aux SNJMG (jeunes généralistes), l'INSCAA (les chefs de clinique) et à l'ANEMF pour signaler leur opposition forte à toute mesure coercitives à l'installation.
Un communiqué de presse commun a alors été envoyé réaffirmant nos positions.
Dans le même temps, une lettre adressée à Mme la Ministre de la Santé par les 5 signataires demande un rendez-vous dans l'urgence.
Le deuxième à lieu lorsque le mercredi 12 septembre sort le rapport de la cour des comptes sur l'économie de santé et analyse la démographie médicale. On y trouve une critique vive du système actuel d'aides à l'installation et déplore l'inégalité de la répartition des médecine libéraux sur le territoire. Expliquant clairement que notre acces au soin est un devoir de service public et que la solution pourait être dans la mise en place de mesure de découragement à l'installation. , complémentaires aux mesures incitatives existantes qui seraient à revoir à la hausse en conséquences.
Enfin lors d'un discours mardi, le Président de la république a exprimé la volonté du gouvernement de revoir ce système d'aides en n'excluant pas des mesures plus dures à l'encontre des médecins libéraux. Pour appuyer son propos, il a cité en exemple le protocole d'accord signé entre les partenaires conventionnels infirmiers en juin dernier. Ce protocole vise par exemple à empecher toute nouvelle installation dans une zone de surdensité, ne permettant que le remplacement des infrmières n'ayant plus d'exercice dans la zone. Cette contrainte disparait si la jeune infirmière consent à exercer 5 ans dans une zone mal dotée. Cette mesure rentre dans le cadre plus large du protocole d'accord et cette contrainte est justifiée par les syndicats signataires comme étant le cadre d'une sérieuse revalorisation de leur statut. Cela sans accord des étudiants.
Le discours du Président a suscité la plus grande inquiétude de la part de l'ANEMF et un second communiqué commun s'est adressé directement au gouvernement.
L'ANEMF obtient alors une entrevue avec un conseiller à la santé jeudi matin et les propos tenus laissent entrevoir la volonté de prendre des mesures ouvertement décourageante à l'installation.
Dans l'après-midi, nous avons vu le Directeur de Cabinet de la Ministre. Celui-ci s'est montré très conciliant et a voulu nous rassurer en affirmant que les négociations pouvaient déboucher sur des mesures purement positives. Mais il ne lui était pas possible de restreindre le débat à ces seules mesures. Nous lui avons alors reproché de voir clairement dans le but de cette réflexion des mesures inévitablement négatives car dans le cas contraire le gouvernementne considère pas le débat utile.
Ceci est donc la preuve que la volonté du Ministère est clairement de mettre des mesures coercitives, appuiées par l'UNCAM et la cour des comptes.
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